Rapport : Netanyahu a poussé Trump à ne pas chercher à mettre fin au feu avec l'Iran
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Rapport : Netanyahu a poussé Trump à ne pas chercher à mettre fin au feu avec l'Iran

SadaNews - Une source israélienne bien informée a déclaré au site américain "Axios" que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a pressé Trump, lors d'un appel téléphonique dimanche, de ne pas se diriger à ce stade vers un cessez-le-feu, exprimant ses inquiétudes quant aux risques que cette démarche pourrait engendrer.

Selon la source, Trump a dit à Netanyahu que si l'Iran acceptait les conditions américaines, un cessez-le-feu pourrait être atteint, mais il a souligné qu'il ne renoncerait pas à sa demande que Téhéran remette tout son stock d'uranium enrichi et s'engage à ne pas reprendre les opérations d'enrichissement à l'avenir.

Efforts de médiation sous pression de l'échéance et de l'escalade

Selon un rapport publié par le site "Axios", les communications entre Washington et Téhéran se font par le biais de plusieurs canaux, y compris une médiation directe de la part du Pakistan, de l'Égypte et de la Turquie, ainsi que des échanges de messages indirects entre l'envoyé de Trump, Steve Wittekov, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.

Le rapport indique que les chances d'arriver à un accord dans les 48 heures restent faibles, bien que cette période soit considérée comme "la dernière opportunité" d'éviter une escalade à grande échelle pouvant impliquer des frappes intensives sur les infrastructures civiles en Iran, et des ripostes iraniennes ciblant les infrastructures énergétiques et hydriques dans les pays du Golfe.

Il a également été noté qu'un plan militaire américano-israélien visant à frapper les installations énergétiques iraniennes est déjà prêt et que l'extension du délai américain a été mise en place pour offrir une dernière chance au processus diplomatique.

Dans les détails, les médiateurs travaillent à l'élaboration de mesures « de confiance » liées à deux dossiers principaux : la réouverture du détroit d'Ormuz et la gestion du stock d'uranium enrichi de l'Iran, que ce soit par son exportation hors du pays ou par la réduction de ses taux d'enrichissement, qui sont des questions qui seront reportées à la phase de l'accord final.

Ces deux dossiers sont perçus comme les principales cartes de pression en main de Téhéran, qui refuse de faire des concessions complètes à leur sujet en échange d'une trêve temporaire, poussant ainsi les médiateurs à rechercher des solutions partielles dans la première phase.

Parallèlement, les médiateurs cherchent à obtenir des garanties américaines pour l'Iran que tout cessez-le-feu ne sera pas seulement temporaire et ne se transformera pas en un modèle similaire à ce qui s'est passé à Gaza ou au Liban, où les opérations militaires peuvent reprendre à tout moment.

En retour, les responsables iraniens continuent d'adopter un "positionnement dur en public", des dirigeants du Corps des Gardiens de la Révolution ayant déclaré que la situation dans le détroit d'Ormuz "ne sera pas comme avant la guerre", en référence à des changements stratégiques dans le traitement de la navigation internationale, en particulier pour les États-Unis et Israël.

Les estimations des médiateurs indiquent qu'une attaque large contre les installations énergétiques iraniennes pourrait entraîner une riposte iranienne à grande échelle, touchant les infrastructures énergétiques et hydriques des pays du Golfe, ce qui accroît l'inquiétude régionale quant aux conséquences d'une éventuelle escalade.