Négociations pour une trêve de 45 jours entre Washington et Téhéran avant l'expiration du délai de Trump
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Négociations pour une trêve de 45 jours entre Washington et Téhéran avant l'expiration du délai de Trump

SadaNews : Les États-Unis, l'Iran et des intermédiaires régionaux mènent des négociations intensives pour parvenir à une trêve temporaire de 45 jours, qui pourrait ouvrir la voie à une fin permanente de la guerre, dans ce qui est considéré comme la dernière chance d'éviter une escalade majeure.

Le site "Axios" a rapporté que quatre sources américaines, israéliennes et régionales bien informées estiment que les chances d'atteindre un accord dans les 48 heures sont encore faibles, mais que ces efforts représentent une dernière chance d'éviter une escalade militaire importante, pouvant inclure des frappes massives sur des installations civiles en Iran.

Ces négociations interviennent après que le président américain Donald Trump ait prolongé un délai initial de 10 jours pour l'Iran, qui expire ce lundi, de 20 heures supplémentaires, fixant un nouveau délai à mardi soir, dans une démarche visant à donner une dernière chance aux négociations.

Trump a déclaré à "Axios" dimanche que Washington "engage des négociations profondes" avec Téhéran, considérant qu'il y a une "bonne chance" d'atteindre un accord, mais a également averti qu'"tout sera détruit là-bas" en cas d'échec, faisant allusion à de potentielles frappes sur des infrastructures vitales.

Selon le site, les discussions se font par l'intermédiaire de médiateurs, en plus des échanges de messages entre l'émissaire de Trump au Moyen-Orient, Steve Withecov, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Malgré plusieurs propositions formulées par Washington ces derniers jours, l'Iran ne les a pas encore acceptées, selon un responsable américain.

Un accord en deux phases

La proposition en cours repose sur deux phases. La première phase prévoit une trêve initiale de 45 jours au cours de laquelle une solution définitive sera négociée. La deuxième phase consiste à parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre de manière permanente.

Les médiateurs estiment que des questions essentielles, comme la réouverture du détroit d'Ormuz et le dossier de l'uranium hautement enrichi, ne seront tranchées que dans le cadre d'un accord final, et non pendant la première phase.

Actuellement, les négociations se concentrent sur des mesures de confiance, en particulier celles liées au détroit d'Ormuz et aux stocks d'uranium iraniens, qui sont des cartes majeures pour Téhéran, et elle refuse de les abandonner en échange d'une simple trêve temporaire, selon deux sources.

L'Iran exige également des garanties claires qu'il n'y aura pas de reprise des opérations militaires, afin d'éviter de répéter des scénarios similaires à ceux vécus à Gaza et au Liban, où le cessez-le-feu est théorique, mais les États-Unis et Israël peuvent lancer une nouvelle attaque à tout moment.

Les médiateurs cherchent à savoir si l'Iran peut faire des concessions partielles sur ces deux questions durant la première phase de l'accord. Ils explorent également les mesures que l'administration Trump pourrait prendre pour garantir à l'Iran que le cessez-le-feu ne sera pas temporaire et que la guerre ne sera pas reprise.

Avertissements sur le moment décisif

"Axios" a signalé que les médiateurs ont informé les responsables iraniens qu'il n'y avait plus de place pour de nouvelles négociations, soulignant que les prochaines quarante-huit heures représentent la dernière chance d'atteindre un accord et d'éviter une destruction massive du pays.

Les responsables iraniens, au moins en public, restent dans une position ferme et refusent toute concession. Les forces navales des Gardiens de la Révolution ont affirmé que la situation dans le détroit d'Ormuz "ne redeviendra jamais" ce qu'elle était avant la guerre, surtout pour les États-Unis et Israël.