"Se comporter comme des animaux".. Le représentant américain Tom Barrack humilie les journalistes libanais
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"Se comporter comme des animaux".. Le représentant américain Tom Barrack humilie les journalistes libanais

SadaNews : Les propos tenus par l'envoyé américain Tom Barrack à l'égard des journalistes au palais présidentiel au Liban ont suscité une vague de réactions jugées humiliantes et blessantes.

Lorsqu'ils se sont précipités pour poser des questions avant le début de sa conférence de presse suite à sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun, Barrack a adressé aux journalistes ces mots : "S'il vous plaît, calmez-vous un peu... Je veux vous dire quelque chose, au moment où la situation devient chaotique et où vous agissez comme des animaux, nous partirons".

Il a poursuivi, avant de répondre aux questions concernant le désarmement du Hezbollah : "Vous voulez savoir ce qui se passe, agissez de manière civilisée".

La présidence a exprimé, dans un message sur le réseau social "X", que "les propos ont été tenus spontanément de sa plate-forme par l'un de ses invités".

Elle a souligné "son entière appréciation pour tous les journalistes et les représentants des médias qui sont accrédités auprès d'elle en particulier".

De son côté, dans une déclaration, le ministre de l'Information Paul Marquès a exprimé ses regrets concernant "la déclaration faite par l'un des envoyés étrangers envers les représentants des médias au palais présidentiel", affirmant qu'il "tient à la dignité de chaque individu" parmi les journalistes.

Le syndicat des photographes journalistes a qualifié les déclarations de Barrack d'"humiliation directe... et d'un précédent dangereux et inacceptable en tout point".

Il lui a demandé de "présenter des excuses publiques et immédiates", considérant que "toute tentative de minimiser la gravité de ce qui s'est passé ou de le passer sous silence sans sanction sera confrontée à un refus catégorique et à une intensification de la part de l'ensemble de la profession journalistique".

Le syndicat des rédacteurs de presse a appelé à "corriger" ce qui a été dit par Barrack en "publiant une déclaration d'excuses publiques de la part du corps médiatique", menaçant de "boycotter les visites et réunions de l'envoyé américain".

Le "Syndicat des journalistes et journalistes au Liban" a condamné la déclaration de Barrack, estimant qu'elle "ne peut être considérée comme une maladresse verbale ou un acte individuel, mais reflète une supériorité inacceptable dans le traitement du corps médiatique". Il a demandé à Barrack "de présenter des excuses officielles et publiques", et à l'ambassade américaine à Beyrouth "de prendre position face à ces comportements inacceptables".

Le député du Hezbollah Ibrahim Moussaoui, président de la commission des médias et des communications au parlement, a demandé aux autorités libanaises "d'inviter l'ambassadrice américaine, de la réprimander et de protester contre l'humiliation infligée par le représentant de son pays au Liban et aux Libanais".